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Visite aux musées Yves Saint Laurent à Paris et au Maroc !

samedi 17 février 2018

L'expo YSL, entre Paris et Marrakech

Au paroxysme d'un exostisme haute couture

 

« Le plus beau vêtement qui puisse habiller une femme ce sont les bras de l’homme qu’elle aime.

Mais pour celles qui n’ont pas eu la chance de trouver ce bonheur, je suis là »

Et nous sommes là pour en témoigner ! Comme promis, voici l’article YSL.

Après l’expo Dior de cet été, on a visité le musée YSL pour l’hiver.

Pour être honnête avec vous c’était beaucoup plus agréable que chez Dior, vu que c’était bon-dé...

Là, vous serez beaucoup plus détendus et pourrez prendre le temps de pénétrer l’univers YSL pour vous imprégner de son art.

 

>> 16h. 5 avenue Marceau. Beau quartier, accueil royal et personnel chaleureux.

Hop, on achète nos tickets (7€ pour la visite simple, la grille des tarifs se trouve dans le lien en bas de page ;)).

Tout de suite à gauche, on se dirige dans une petite salle avec des sièges et une télé retraçant brièvement la vie d’YSL.

 (Pour un petit rappel biographique par époque rdv ici : https://museeyslparis.com/biographie)

AInsi la visite se poursuit...

 

« Je ne suis pas un couturier, je suis un artisan, un fabricant du bonheur »

Ca y est, nous y sommes, plongés dans une ambiance tant solennelle que splendide.

Le musée n’est pas immense (450m²) mais se présente sur 3 étages avec des salles dédiées à ses créations couture et joailleries, son studio de travail en véritable sanctuaire de la maison, et un mini ciné avec un grand écran qui projette la vie d’YSL racontée à travers les yeux de son compagnon Pierre Bergé sous forme de témoignage en hommage. C’était un moment prenant et intense d’une dizaine de minutes (on a eu la larme à l’œil !). Enfin bref, 5 000 modèles de haute couture à contempler, un trésor unique de ce patrimoine à admirer…

Et pour plus de proximité, on nous retrace les coulisses de la maison avec des vidéos témoignages, des croquis originaux, des fiches d’ateliers, des planches de collection, et des photographies. 

Le parcours se clôture par les grands artistes qui ont inspiré le couturier toute sa vie durant, parmi lesquels Van Gogh, Picasso, Matisse et Mondrian.

 

Sillonnant entre les différents espaces et salons, dont le décor originel a été conservé, tout le génie créatif du couturier et le processus de création d’une collection nous y sont présentés.

Est-ce un rêve ? Zut alors ! Que c’est beau…Evadez-vous 2H loin du quotidien, dans le lieu historique de l’ancienne maison de haute couture YSL ! C’est un véritable défilé de modèles les plus emblématiques d’Yves Saint Laurent auquel on est convié : smoking, saharienne, trench-coat, jumpsuit, modèles exotiques inspirés de la Russie, de l’Afrique subsaharienne, de l’Espagne et de l’Asie (notamment la Chine et l’Inde).

 

« j’ai mené le combat de l’élégance et de la beauté »

le 7 janvier 2002, YSL fête les 40 ans de sa maison, et fait ses adieux à la haute couture...Ohhh trop triste :(

Mais bon, YSL a fait briller les derniers feux d’un certain art de vivre.

 

Mais au fait ! Où puisait-t-il son inspiration ?

Le Moyen Âge, la Renaissance (étoffe précieuse), les voyages imaginaires immobiles, les objets d’art et ses lectures ont façonné son talent. Et puis… Il est formel : « mes plus beaux voyages, je les ai faits avec des livres, sur mon canapé, dans mon salon ».

 

Et en parlant de voyages… Le Maroc était, est et reste dans son cœur. Il avait l’habitude de se rendre là-bas chaque première quinzaine de décembre et de juin pour dessiner ses collections (une centaine de dessins). Son propre chromatisme était celui des zelliges, zouacs, djellabas et des caftans, les audaces qui sont les siennes, il les doit à ce pays, à la violence des accords, à l’insolence des mélanges, à l’ardeur des inventions, cette culture est devenue sienne, sans se contenter de l’importer. Il l’a annexée, transformée, adaptée.

Raison pour laquelle, YSL et Pierre Bergé ont ouvert un musée non loin du jardin Majorelle (d’ailleurs sauvé de la destruction par les deux hommes !). Saviez-vous qu’ils y sont tous les deux enterrés ? Plus qu’une passion pour cette ville, y résidait une essence de besoin vital.

 

Et surprise ! on a aussi visité le musée. Pas aussi grand que celui de Paris, mais ça valait le coup !

Zou ! On entre dans une cour circulaire à ciel ouvert permettant de faire le vide comme dans un sas de décompression avant de pénétrer dans le musée. En briques aux couleurs naturellement douces et au charme traditionnel marocain, ses murs convexes sont interrompus par des vitraux, dont les couleurs font écho aux tableaux de Matisse autant qu’au travail du couturier. Abondante lumière, aller-retour incessant entre ligne droite, vide et plein, lumière et opacité, rugosité et douceur et arrondie illustrent à merveille les contrastes exprimés. Dommage, les photos étaient interdites donc on vous laisse imaginer…

 

1h de nostalgie contrebalancée d’émoustillement.

A 10€ La visite demarre par une immersion en toute intimité dans l'univers de Jacques Majorelle, ses tableaux orientalistes vibrants et d'une telle moderdité, stupéfiant !!! La suite de la visite présente les moments phares du couturier, une vague de tableaux disposés dans un désordre organisé sur un long mur, nous transportent à l’époque d’YSL. Visite en musique, salle d’expositions assez sombres, grand auditorium, pièces maîtresses, projections de films, concerts et colloques, et enfin la bibliothèque ! Consacrée aux différents domaines associés au jardin Majorelle : l’histoire berbère, la botanique, la culture arabo andalouse, la mode en tant que culture transversale universelle et vivante font de cette visite, un moment unique, culturel et riche (en connaissances et surtout en émotions).

 

« Les modes passent, le style est éternel »

Ce qu’on a retenu ?

En personnage de l’histoire, du présent, de l’avenir et en peintre de la vie moderne, YSL reflète et accompagne son époque  en explorant l’histoire de la mode au travers de ses créations, et en transformant par exemple les toges antiques en robes du soir drapées.

Œil à vif, traversant les époques pour en habiller l’ambiguïté dans un parfum de luxe, de vertiges et de décadence, YSL se présente en véritable visionnaire de la mode. En avance sur son temps, son « (…) rêve est de donner aux femmes, les bases d’une garde-robe classique qui, échappant à la mode de l’instant, leur permette une plus grande confiance en elles-mêmes pour les rendre plus heureuses. »

 YSL a repris tous les codes, de la couleur du marbre à la silhouette tubulaire travaillée de plissés verticaux de jersey, mousseline ou crêpe de soie. Des réalisations à la présence sculpturale rappelant l’œuvre de Madeleine Vionnet ou Madame Grès.

 

 

Minute culture en Bonus ! 

« (…) ce métier (…) n’est pas tout à fait un art, il a besoin d’un artiste pour exister »

Mais comment ça se passait en interne au fait ? 

Allez hop, premier coup de crayon franc qui donne l’idée du vêtement, les dessins sont ensuite attribués aux chefs d’ateliers, les croquis sont interprétés, on définit le vêtement structuré ou souple pour réaliser une toile en coton blanc. D’abord travaillé sur mannequin de couture, jusqu’à retranscrire et traduire l’intention de YSL. Les mannequins vivants appelés « mannequins cabines » (pas très sexy hein ?) les portaient ensuite pour la validation de YSL. On s’imagine que c’était un moment fatidique!

 

Le textile devait répondre à l’effet du tombé souhaité. Il était choisi en fonction de sa structure de tissage, de l’entrecroisement des fils (armure) pour s’accorder avec la ligne du modèle.

On choisissait la couleur puis l’armure (toile, taffetas, sergé, satin), et enfin le tissu était orné de motifs tissés, imprimés, brodés, ou appliqués. Un vrai travail de fourmis, waouh...

 

Mais malgré ce stress et ce perfectionnisme acharné pour un travail d’excellence, régnait un esprit de famille...

YSL s’inscrit dans une longue tradition de collaboration entre les maisons de haute couture et les artisans des métiers d’art : tisserands, teinturiers, imprimeurs, brodeurs, orfèvres. Le secret ? Les spécificité des techniques employées : un travail propre exclusif

avec l’utilisation de matériaux sobres et légers.

 

La Galerie Photos

                                                   

 

 

 

Les infos pratiques plan localisation, horaires: https://museeyslparis.com/informations-pratiques

 

Pour la billetterie : https://museeyslparis.com/billetterie

 

Lien vers le site du musée : https://museeyslparis.com

 

Rédigé par Linda de chez Sacrés Coupons.

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